mardi 6 décembre 2016
Sibylle Baier - The end
it's the end, friend of mine
it's the end, friend of mine
time is over where we could simply say I love you
now you opened the door
leave me crying
trying to embrace you again
trying to face this damn situation man
I can't
It's the end, friend of mine
It's the end, sweet friend of mine
dear friend, I cannot tell the reasons why we started well
good time, give me some wine when you open the door
you seem hurt, don't try to speak a word to me
what on earth could really go wrong with you and me?
yet its the end, friend of mine
it's the end, sweet friend of mine
time seems to be over where we could simply say I love you
now you opened the door
I feel cold
why can't I hold you in my arms
told you that life is short but love is old
it's the end, friend of mine
it's the end, sweet friend
l'envers et l'endroit
sa légèreté et ma lourdeur
son ordre et mes cartons
son envie et mes peurs
sa naïveté et mon cynisme
sa joie et ma douleur
son sommeil et mon insomnie
son espoir et mon désespoir
elle est la clarté et moi le noir
le jour et la nuit ne se rencontrent qu'à l'aube
et à la tombée de la nuit.
Chacun chez soi et les cœurs seront bien gardés.
Ce matin, je n'ai aucun espoir de rien.
J'attends le printemps.
Hibernation.
Jules.
mercredi 30 novembre 2016
himself
Ma vie charivari, et lui, jugeant sans cesse ma souffrance et étiquetant mes plaies. Ce silence qui a déjà dit les milles reproches. Ses mots durs, ses absences de regard, ses paroles destinées à d'autres mieux sans doute, plus conformes, plus normées, plus loin, sans lien. Comme si ma petite vie n'avait pas d'importance, d’intérêt dans ses petites affaires.... Ses affaires de voiture chères, de canapés chers, de restaurants chers, de vacances chères.
Ma vie ne vaut pas chère, c'est sûr. L'économie des sentiments. Ne rien donner.
Le portrait cassé de la Fille.
Le portrait craché de sa fille.
Tant se ressembler et tant se méprendre, se méconnaitre, se médire.
Détester son univers puant, médiocre, inculte, mesquin, raciste,
Lui, détester mon arrogance cultivée. Ma friche intérieure et mes cheveux en bataille. Garçon manqué, père raté.
Quelle pauvreté humaine. Tout le sens est là.
Dans l'ascèse relationnel.
Consommer pour ne pas penser à la pauvreté filiale.
Dans l'ascèse relationnel.
Consommer pour ne pas penser à la pauvreté filiale.
Refuser son rôle. Que sans doute, on lui a refusé.
Il n'a pas su dire, faire.
Oublier la filiation par dépit, par soulagement peut être.
Et après l'aigreur d'estomac.
Oublier la filiation par dépit, par soulagement peut être.
Et après l'aigreur d'estomac.
La colère dissimulée. La mise à distance, le désintérêt
et sans doute aussi, une vie faite de deuils, de pertes, de regrets, de bidouilles, de méchancetés du quotidien.
et sans doute aussi, une vie faite de deuils, de pertes, de regrets, de bidouilles, de méchancetés du quotidien.
Lui, mon miroir froid. Il mange autant qu'il est vide.
Jules.
vendredi 25 novembre 2016
Loneliness
Ne pas aimer être seule.
La solitude, ca me fait chier.
Travailler seule, ca me fait chier.
Dormir seule, ca me fait chier.
déjeuner seule ça me fait chier.
Me coucher seule, ça me fait chier.
Aimer et aimer vivre avec quelqu'une.
Aller au ciné et au noel des copains.
Ramasser des champignons et boire du thé.
Faire la sieste et lire des bds.
S'engueuler et se réconcilier.
Faire des wes que avec ses copines
se voir et puis ne plus se voir quelques jours.
S'appeler et dormir ensembles le soir.
La solitude, ça me fait chier. Je suis contre.
Jules.
La solitude, ca me fait chier.
Travailler seule, ca me fait chier.
Dormir seule, ca me fait chier.
déjeuner seule ça me fait chier.
Me coucher seule, ça me fait chier.
Aimer et aimer vivre avec quelqu'une.
Aller au ciné et au noel des copains.
Ramasser des champignons et boire du thé.
Faire la sieste et lire des bds.
S'engueuler et se réconcilier.
Faire des wes que avec ses copines
se voir et puis ne plus se voir quelques jours.
S'appeler et dormir ensembles le soir.
La solitude, ça me fait chier. Je suis contre.
Jules.
mardi 22 novembre 2016
Rédemption
Violer nos paroles d'amour intense.
Je l'empoisonne de mon fiel. Et nous laisse à terre.
Moi dans la boue, elle dans les larmes qui ne coulent même plus.
Je suis figée de peur, mon cœur honteux et abattu
Et qui crache des larmes et des flammes d'enfer.
J'aimerais creuser la terre et y déposer ma souffrance.
Refermer le trou, mettre du terreau
Et qu'y pousse alors une prairie et un château
Des fleurs sauvages en abondance.
Je veux ouvrir mon âme au surin aiguisé
retirer la plaie qui suinte, immonde
désinfecté, suturé, cicatrisé
et enfin revenir au monde.
Modifier le cours de la vie,
Rejouer la scène
Et en faire une reine
Caresser sa peau et ses envies.
La blesser. La violenter. La perdre.
Me recroqueviller. Ne plus bouger.
Piétiner Brel et ses "ne me quitte pas".
Saccager les champs de blé 1000 fois.
Couper l'herbe sous nos pieds.
La blesser. la violenter. La perdre.
Jules.
Je l'empoisonne de mon fiel. Et nous laisse à terre.
Moi dans la boue, elle dans les larmes qui ne coulent même plus.
Je suis figée de peur, mon cœur honteux et abattu
Et qui crache des larmes et des flammes d'enfer.
J'aimerais creuser la terre et y déposer ma souffrance.
Refermer le trou, mettre du terreau
Et qu'y pousse alors une prairie et un château
Des fleurs sauvages en abondance.
Je veux ouvrir mon âme au surin aiguisé
retirer la plaie qui suinte, immonde
désinfecté, suturé, cicatrisé
et enfin revenir au monde.
Modifier le cours de la vie,
Rejouer la scène
Et en faire une reine
Caresser sa peau et ses envies.
La blesser. La violenter. La perdre.
Me recroqueviller. Ne plus bouger.
Piétiner Brel et ses "ne me quitte pas".
Saccager les champs de blé 1000 fois.
Couper l'herbe sous nos pieds.
La blesser. la violenter. La perdre.
Jules.
jeudi 17 novembre 2016
no doubt
La sentir s'endormir contre moi. Son souffle qui me chatouille, dans le cou.
Nos corps en silence, entremêlés de pieds, de mains, de seins, d'épaules.
Ses cheveux dans ma bouche.
La nuit, je ne dors pas. Je me love contre elle.
Nos baisers du petit matin.
Le café chaud sur mes lèvres.
La couette comme une alcôve, loin du brouhaha du Monde.
Loin du quotidien.
Le au revoir du pas de la porte, le cœur serré, les mains qui s’enlacent, les yeux qui disent l'indicible et qui craignent ce regard, comme s'il fût le dernier.
Ne pas se retourner. Rouler dans le petit matin, en écoutant The XX. Ne pas supporter la musique. Penser aux autoroutes la nuit, les clopes, nous et The XX. Éteindre.
Il y a de la brume dans la campagne, et les arbres sont jaunes et oranges. Ne pas attendre, ne pas se retourner. Ne pas se retourner et laisser aller, ne pas lutter et laisse vivre, ne pas lutter et laisser palpiter, ne pas lutter et laisser vivre, ne pas lutter et savoir le vide nécessaire, se laisser transpercer par le froid, se laisser pleurer. Ne pas douter.
Je ne doute pas - ni de mon départ - ni de mon Amour.
Jules.
mardi 15 novembre 2016
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